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Népal 🇳🇵

Dernière mise à jour : 28 oct.

29/12/2021 - 26/01/2022


C’est non sans mal que je découvre la joie du train en Inde. J’explique cela plus en détails dans l’article suivant Inde (2). J’arrive à la frontière népalaise après presque trente heures de voyage non-stop. J’avais lu beaucoup de choses en ligne et ce n’est pas le poste frontière le plus simple pour les touristes. C’est hyper malfamé, un chaos sans nom. Arnaque sur arnaque, tu es pris pour un portefeuille ou on te demande d’acheter quelque chose, voilà comment résumer chacun de mes derniers pas en terre indienne. Dans le bureau de sortie du pays de Gandhi, c’est Bagdad. Ils sont débordés mais sans l’être, un bordel monstrueux. Tout se fait encore à la main, il y a des piles de papiers et dossiers dans tous les coins. 5 guichets – 1 ouvert. Mon plus grand tracas était de perdre la lumière du jour et ne plus savoir traverser la frontière à pied pour rejoindre le bureau népalais, et donc devoir dormir sur place. Tous les internautes préviennent que passer la nuit dans cet endroit – Sunauli – sur une échelle de 1 à 10 en termes de risque de vol et violence, se situe à 16.


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I don't like this.


Finalement, je sors de Bagdad-indien, je presse le pas vers le mont Everest pour trouver une première porte close, me tromper de bâtiment, commencer à perdre un peu la boussole, essayer de capter quelque chose à une langue écrite à l’image de celle d’un enfant d’un an, te sentir regardé par des turbans de partout et surtout, te retrouver seul et un peu humilié d’être complètement paumé. Sympa l’ambiance, dis donc ! Je passe plusieurs barrières et vois au loin la sortie, je me dis tant pis, je vise la lumière au bout du tunnel et quelqu’un criera bien après moi façon migrant mexicain qui a passé le mur trumpiste.

En effet : बन्द बन्द बन्द बन्द बन्द. C’était un monsieur du Népal. STOP entendis-je. Ah ben oui, enfin.

Je ne comprends pas un seul mot de ce qu’il me dit, même pas sûr que c’était de l’anglais. Dans des mots serbo-croates selon moi, je perçois sa demande, il s’interroge sur « ce que je fais ici ». « Oooh ben je suis en pleine ascension de l’Everest, ça ne se voit pas ? » Il m’a fallu beaucoup de retenue pour ne pas le dire. Je veux juste un cachet sur mon passeport et entrer dans le pays, HEUREUSEMENT que j’avais tout préparé quant aux différents documents. Il accepte donc de me laisser entrer sur le territoire : merveilleux. Dernière étape, m’extirper de ce bordel sans fin et trouver un bus qui m’amènera vers la capitale. Il est 18h, je porte 15kg derrière et 5kg devant, j’ai faim, je dois pisser. Remballe tes sentiments Chavet et dégage de là. Je me fais sans doute avoir sur le ticket de bus, mais je suis trop épuisé pour discuter. Je suis dans l’autocar, kadmin bonne nut’, bienvenue à Katmandou. Après 12h de bus, évidemment.


Le Népal, c'est sympa.


Quand tu te pointes à Katmandou, tu es déjà à 1400 mètres d’altitude. L’air est frais et sec, mais entourée de chaines de montagnes, la pollution atmosphérique y reste bloquée. Résultat : tu respires de la crasse non-stop. En période de virus, tu es content d’avoir un masque mais j’ai fait le test après une journée sans FFP67894, et tu mouches des trottinettes noires. Toutes noires. Des belles bécanes noires, presque vivantes. Soit. J’arrive le 29 décembre en mode Tintin au Tibet et le 30, Débo est déjà là pour me faire des bisous ! On passe la journée à explorer et à se balader, des temples bouddhistes aux points de vue enneigés, on se prépare tout doucement à passer un nouvel-an en altitude. Le 31, on se pose dans un resto-café, à boire et à manger et comme à l’accoutumée, Débo me prépare quelques surprises. Mais celle-ci est de taille ! Un peu avant minuit, coup de fil de mon meilleur ami en Belgique qui me demande d’ouvrir un cadeau : tel Inspecteur Gadget, Deb sort l’emballage et je reçois une paire de chaussettes. Génial. On en a toujours besoin. Mais celle-ci comporte un message plus important : je vais être parraaaaaain !

Quelle chance ai-je tout de même d’avoir des amis à des milliers de kilomètres qui pensent à moi, et une petite femme qui ne compte que sur mon bonheur. Je suis comblé.



Le résumé de quelques jours à Katmandou.


Après avoir sauté le pas sur ce 1er janvier 2022, il est temps de se mettre en route, moins de 10h de bus et on arrive dans la 2e ville du pays « Pokhara ». De là, démarrent énormément de treks et randonnées, on s’adonne donc à nos activités préférées. On visite beaucoup, on marche beaucoup, on goûte beaucoup. On adore les sentiers qu’on prend et on surkiffe la nourriture qu’on trouve. Quel régal à tous les niveaux, on adopte la culture et le pays carrément !

Ça passe tellement vite 5 jours, qu’on est déjà de retour vers la capitale pour la fin du voyage de Débo. On s’octroie encore une journée vers Bhaktapur afin de visiter de nombreux temples plus beaux les uns que les autres, dans ce qui était une ancienne capitale d’un des royaumes de jadis. Après des aurevoirs déchirants, Deb me demande à nouveau d’être à un endroit précis dans un peu moins d’un mois, fin janvier. J’accepte le défi, j’y réfléchirai plus tard.


Bhaktapur.


Après le départ de ma moitié, je me dirige vers le sud, à la frontière indienne car il y a là un des rares parcs nationaux du pays et il y a possibilité de voir de fameuses bêtes. Je vous passe les détails du trajet, long, fastidieux et vomiteux, j’arrive à Chitwan. Je me prends la première journée pour organiser mon aventure et finalement, ce qui devait être 2 nuits, en devient 4 ! Je passe 2 journées à marcher dans l’immense jungle avec mes deux gardes du corps aussi minces que moi et une autre à la recherche de la vie sauvage. Finalement, je ne suis pas déçu : j’aperçois éléphants, cochons sauvages, crocodiles… et rhinocéros ! Quelle affaire ! C’est impressionnant ! Tellement de force, un cuirassé fou furieux. Ce n’est pas quelque chose que j’oublierai de sitôt !


Parc national de Chitwan.


Direction l’ouest vers le lieu de naissance du Bouddha, Maître de l’Illumination. Je suis proche et ce serait bête de ne pas tenter l’expérience. Le lieu est assez unique, extrêmement pauvre en tant que village mais l’endroit est cadenassé sous forme de lieu de pèlerinage. Pas de photo à l’intérieur mais le parc est accessible. Beaucoup de temples bouddhistes s’y trouvent et je me perds quelques heures à les visiter tous.


Cette première aventure au Népal a été riche en événements, c’est un pays très impressionnant, malgré la puanteur, la pollution au sol et dans l’air, les gens sont accueillants et suffisamment sympathiques avec les touristes. La nourriture a été un émerveillement complet et certains mets qu’il est impossible de trouver ailleurs. Je compte complétement y retourner afin de réaliser un des nombreux treks sur plusieurs jours et rencontrer les montagnes de l’Himalaya.


Magnifique découverte en ce 20e pays du Tour.

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