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Arménie 🇦🇲

Dernière mise à jour : 16 janv.

17/09/2021 - 11/10/2021


Il est 14h et j'arrive à la gare de Tbilissi, toujours dans la capitale géorgienne. Mon train démarre à 22h45. J'ai le temps. Il existe une liaison ferroviaire entre les deux grandes villes car les nations s'entendent bien. Il y a peu, il s'agissait encore d'un vieux train de l'ère soviétique mais il a été remplacé par de nouveaux wagons, mieux équipés et plus confortables (ça reste quand même un train arménien, donc je ne m'attends pas à passer une nuit reposante). Qu'à cela ne tienne, je m'offre un billet en première classe car ce n'était pas si cher (j'ai ma petite cabine et une banquette), ça bat le siège dans le couloir pendant 8h de train.


Ça, c'est de la 1ère classe


J'arrive à Erevan vers 8h du matin, le contrôle frontière s'est passé vers 1h du matin, sans aucun problème. Un nouveau cachet, un nouveau pays. La capitale de l'Arménie me plait déjà à la sortie de la gare, la ville s'éveille, les marchands installent leurs produits, le soleil brille pour un 17 septembre. Je marche tranquillement jusqu'à ma première auberge. Franchement, je m'y sens bien directement. Il y a beaucoup de choses à voir : - le musée du génocide, - le centre d'art, - les différentes places, - les nombreuses fontaines, - les statues dédiées aux arméniens célèbres (Charles Aznavour par exemple). C'est un ville très vivante, tout est faisable à pied, énormément de restaurants et la particularité est de trouver les bars souterrains.



Après quelques jours, je commence mon exploration :

- l'Arménie est devenue la première nation à adopter le christianisme au niveau de l'État. - l'une des villes les plus anciennes de la planète est (Y)Erevan, la capitale de l'Arménie.

- l'abricot est un symbole vivant de l'Arménie.

- les caravansérails (en ruines) sont très nombreux et témoignent d’un passé grandiose pour les marchands et pèlerins. - le point culminant est à 4090m mais ils vouent un culte à une montagne en Turquie à 5100m.

- il y a plus de 4000 églises en Arménie. J'en ai vu 27.


Caravansérail du XII siècle


Il est assez facile de se déplacer en Arménie avec le train mais uniquement vers les autres villes importantes. Pour rallier les endroits plus reculés, soit tu reprends le bon vieux auto-stop (très fréquent en Arménie), soit tu recherches des bus locaux (bonne chance) ou bien tu loues une voiture (le plus simple). Mon parcours se fait principalement en voiture, combiné au train comme par exemple vers Gyumri, la deuxième ville du pays avec son église noire.


C'est l'église noire

Quelques lacs, rivières et collines plus tard (au nord-ouest du pays), je trouve les premières grandes montagnes arméniennes, non loin de la frontière géorgienne.

Quelques lacs, rivières et collines plus tard (au nord-ouest du pays), je trouve les premières grandes montagnes arméniennes, non loin de la frontière géorgienne.

Je loge chez des apiculteurs qui me montrent toute l’étendue de leur savoir et ça reste, jusqu’à présent, la plus belle expérience tant humaine que environnementale.


Petite cabine juste au dessus des ruches. Ils me montrent les produits à base de miel Lori est une des régions les plus visitées en Arménie et on comprend pourquoi. On peut y trouver des monastères rarissimes de plusieurs siècles ainsi qu’une ancienne ville minière (Alaverdi) et admirer les excavations de cuivre, les usines abandonnées avec un téléphérique qui transportait les ouvriers, maintenant inutilisé, comme figé dans le temps.


The Walking dead of the usine

Blocage complet pour le télésiège


Plus tard, c’est dans le parc national Dilijan que je me rends. Malheureusement, le temps n’est pas avec moi mais je trouve tout de même quelques beaux spots qui donnent sur les grandes forêts d’Arménie avec un petit côté mystique.


C'est l'histoire d'une pluie qui cherchait le soleil afin de se transformer en arc-en-ciel


Non loin, se trouve le lac Sevan, le plus grand du pays. C’est un magnifique spectacle qui nous attend (ma petite femme est là, le temps d'un weekend) avec d’autres monastères, un coucher de soleil et de beaux reflets sur l’eau sombre du lac.

X siècle celui-ci


Nouvelle photo de couverture


Il y a une région en particulier qui est demandée d’éviter : le Haut-Karabagh (Nagorno). En effet, cette région est disputée par l’Arménie et l´Azerbaïdjan et, après de multiples conflits cachés, la guerre a éclaté en novembre 2020, avec la reprise du territoire par les Azéris.

Avec « les gardiens de la paix soldats russes mon cul », un cessez-le-feu est en place mais le problème n’est que repoussé et sans doute que la région ne gagnera jamais la paix.

Donc j'y vais, je me rends vers la frontière de cette région.

Sur le chemin, ce sont des convois militaires, des chars, des tanks et des hélicoptères. C’est un spectacle assez étrange mais terrifiant en même temps quand tu n’as jamais connu ça, grâce à notre belle démocratie belge. Je me fais tout petit et j’arrive dans la région de Syunik, à Goris qui reste visitable.

La région est magnifique, très boisée. Cependant, il fait dégueulasse donc je suis limité dans les découvertes.


Assez bucolique


Mais j’arrive tout de même à trouver une des plus belles grottes que j’ai jamais vue : The Devil´s Bridge. Une source d’eau thermale, dans un magnifique emplacement avec des stalactites et mites, des rochers décolorés par l’eau et surtout, la possibilité d’y nager ! Malgré l’ambiance militaire, la région offre de magnifiques choses à découvrir. Pourvu que cela soit épargné !


Un petit plongeon bien mérité !


La fin du voyage est un peu différente cette fois-ci… Je retourne vers la capitale et je me pose en auberge (d’abord pour me relaxer) mais j’y reste (trop) longtemps à mon goût.

- du côté positif, c’est parce que je rencontre un suisse, une allemande, une chinoise, un autrichien et un néerlandais d’Aruba et une fois le groupe formé, nous sommes déjà inséparables ! Des personnes merveilleuses avec qui j’ai continué à visiter, à rigoler, à sortir, à découvrir… que c’était bon de rencontrer de tels voyageurs !


Mes copains internationaux


- du côté négatif, parce que je n’ai aucune idée que faire après l’Arménie. 1) la Russie interdit les passages de frontières terrestres 2) l’Azerbaïdjan autorise les touristes mais uniquement par voie aérienne 3) l’Iran refuse toujours les touristes (jusqu’au 23 octobre, mais je ne saurais pas attendre car mon visa arménien aura alors expiré).

C’est donc le moment de chanter : « ET MAINTENANT, QUE VAIS-JE FAAAAAIREEEEUUH »


Vers le nord, le sud, l'est ou l'ouest ? La croisée des chemins !


Retourne-je en Géorgie ? Retourne-je en Turquie ? Non, il faut que j’aille de l’avant. Winter is coming et je n'ai pas du tout envie d’être dans le froid.

Je demande l’avis de l’audience via un sondage en ligne et les réponses sont sans équivoque… Vais-je réellement devoir changer mes plans et changer un peu la conception de mon voyage, après pile 100 jours ? Ik weet het niet.


Réponse au prochain épisode !


Pays 51/197


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