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Albanie 🇦🇱 et Kosovo 🇽🇰

Dernière mise à jour : 18 sept. 2021

19/07/2021 - 21/07/2021


De la capitale monténégrine, nous prenons à nouveau le bus vers une autre capitale des Balkans : Tirana en Albanie.

Pays #48.


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Fraîchement arrivés après 4h de bus/navette aménagée, nous constatons que la ville est assez grande et nous confirmons tout de suite ce qu’on nous avait expliqué du peuple albanais. Sympathique, aimable, accueillant. On nous aide directement à nous orienter et à préparer notre prochain bus pour le lendemain.

En effet, le plan initial était de passer plus de temps dans le pays de Skanderberg, mais finalement on n’y reste qu’une nuit afin de se rendre au Kosovo et en Macédoine du Nord. Dans la navette, on rencontre pas mal de personnes de toutes nationalités (belges, français, turcs, un américain et une britannique), chemin faisant, on se rend compte que ce sont ces mêmes turcs du passage frontière Bosnie-Monténégro ! (Voir article Monténégro). Je discute pas mal avec l’un d’entre eux et il m’offre le logis et le couvert lors de mon futur séjour à Istanbul ! (Que le monde du voyageur est petit et aimable !). Total bus : 4h

Skanderberg, le héros national.


Tirana est en pleine expansion ! Quelle belle découverte de ses mosquées, son bazaar, sa nourriture. Le coût de la vie reste très abordable (1€ = 122 LEK). Les bâtiments présentent de jolies couleurs et après avoir bien marché dans la ville, on s’attable afin de goûter aux mets locaux.




La vie nocturne est très développée avec beaucoup de personnes en rue ainsi que dans les nombreux bars et restaurants. Je me souviens dire à ma petite femme : « on se sent en totale sécurité ici » Courte étape de voyage mais intense en merveilles à découvrir, Tirana nous laisse un goût de trop peu et avec l’énorme envie de revenir en Albanie afin d'y passer plus de temps pour visiter des villes côtières comme Durrès, Vlora ou Sarrandë. N’oublions pas non plus que l’Albanie regorge de montagnes et de forêts qui n’attendent qu’à être foulées.


Dégustation de vins albanais. Le lendemain, on prend notre ticket de bus pour le Kosovo (vaccinés = ok), ce territoire qui m’avait interdit l’entrée en 2013. Cette fois-ci, c’est la bonne. L’Albanie reconnaît ce nouveau « pays/province indépendant », le passage de frontière est donc anodin (pas de cachet dans le passeport - déçu) On choisit de faire le trajet le plus court et c’est donc la ville du sud, Prizren qui nous attend... mais nous ne sommes pas encore arrivés.


Après 2h de bus, celui-ci s’arrête sur le bas-coté. Je regarde mon application, on n'y est pas encore, pas de tracas... pourtant beaucoup (trop) de personnes débarquent. Je remets mes écouteurs et regarde bêtement par la fenêtre. Un navette attendait avec le même nom de la compagnie de bus. Le souci, c’est que notre car a déjà redémarré. Je saute de mon siège, cours vers le chauffeur « mi scusi, mi scusi » aux passagers heurtés dans le couloir étroit remplis d’enfants et de valises et je demandai alors à l’autocariste « que pasa amigo ? » Il n’était pas amigo du tout. Je crois bien m’être fait engueulé en Albano-Kosovar (faut bien une première à tout).

Il s’arrête à nouveau pour nous laisser sortir. Mais seulement voilà, on est déjà sur l’autoroute. Genre E25 Sprimont-Tilff. Mais au Kosovo. Où le permis de conduire n’existe pas vraiment. Où le contrôle technique n’existe pas vraiment. Voici donc deux crevés belges en sac à dos sur la Highway to Hell. À contresens... évidemment. On marche tant bien que mal sur le bas-coté, on prend la bretelle de sortie (ou d’entrée en fonction du point de vue) et on s’extirpe au milieu des voitures. Tout ce qu’il nous a manqué dans cette situation, c’est d’immortaliser le moment. Se targuer d’avoir été à pied, sur une autoroute au Kosovo, restera dans nos mémoires. J’oublie aussi de dire qu’avec ça, on se trouve à 1h30 du centre ville. On prend nos épaules à deux mains et on commence à marcher.


Prizren - Kosovo


A peine quelques minutes plus tard, une voiture s’arrête à ma hauteur « where you going ? » - centar Prizren, dis-je. « Come, come! » No money, répondis-je. « No problem, no problem! » (à la fin du récit, c’est lui-même qui me donnera 1€ pour aller boire un café). 1h30 de marche s’est donc transformée en 12 minutes de voiture. Que ça fait du bien l’amabilité et l’entraide des gens ! Après 10 minutes de quasi silence total (elephant in the room) car « my English not good, no comprendo », on le remercie chaleureusement et nous arrivons dans le centre. Total bus : 3h


L’endroit est superbe ! Une rivière qui traverse la ville, des mosquées, une ancienne forteresse, des ponts en pierre, des terrasses à foison, des 50cl à 1,80€, c’est jour de fête à Prizren ! On explore, on marche, on grimpe, on goûte, on adore ! C’est beau, c’est montagneux, c’est vert ! Un beau coup de cœur dans les Balkans ! Rien qu’en écrivant ces lignes, j’ai envie d’y retourner ! Pays (même non-reconnu, je le considère comme à part entière) 49, checké sur la liste avec un petit cœur à coté.



Je vous donne rendez-vous en Macédoine du Nord 🇲🇰


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